A l’approche de Noël

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Un des frères qui vit au Bangladesh écrit :
Hier, nous sommes allés à la Paroisse Mission de Mariamnogor, à environ 3 heures de Mymensingh, avec l’évêque Theotonius de Dhaka et quelques jeunes. D’autres jeunes nous avaient précédés pour préparer cette journée de rencontre et de partage avec des familles de cette région ayant des enfants handicapés. Il y avait aussi un ou deux enfants de chacune de nos trois petites communautés d’enfants handicapés de Mymensingh et un groupe de personnes du Centre Communautaire des Handicapés.

Quelle belle journée ! Nous étions environ 150 personnes. Il y avait beaucoup de musulmans et aussi quelques hindous. La paroisse était si heureuse de les accueillir et de vivre ce signe concret à l’approche de Noël, en ce début de l’Avent.

C’est la première fois que nous avons animé une telle rencontre dans cette paroisse et il y avait beaucoup d’étonnement et de joie. Pour tous ces enfants handicapés, leurs mères et leurs pères, le seul fait de se rencontrer et de partager sur leur vie est immense. Il y a si peu de changement dans leur quotidien qu’une telle rencontre peut alléger leurs fardeaux et ils peuvent se sentir moins seuls dans leur situation. Ce sont pour la plupart des familles vraiment très pauvres. Il y avait par exemple une mère avec quatre filles handicapées, l’une d’entre elles pouvait seulement rester couchée. Sa maladie progresse et mène probablement à la mort, faute de soins. Et la mère doit mendier chaque jour pour avoir assez pour vivre…

Les familles chrétiennes avec un enfant handicapé sont habituellement aidées et visitées par la paroisse, mais les musulmans, eux, sont beaucoup plus seuls et souvent sans aide et sans soutien.

Le matin, après une petite collation, les parents étaient entre eux pour s’écouter et partager sur leur vie. Les enfants étaient aussi réunis pour jouer, chanter et rire ensemble. La plupart de ces enfants sont très limités par leur handicap, mais le seul fait de bouger et voir autre chose, sortir de leur maison, entendre les chants, tout cela suffisait à faire apparaître un sourire sur leurs visages…

La matinée s’est terminée avec une prière toute simple, quelques chants, une lecture, et un chant musulman chanté par l’un des pères venu avec son fils. Et l’évêque a dit aussi quelques mots.

Après ce moment de prière, nous avons partagé tous ensemble un repas très simple.
L’après-midi, nos jeunes ont animé quelques jeux ; tout le monde a participé, enfants comme parents ! C’était une façon très joyeuse d’être ensemble et peut-être d’oublier pour un moment les soucis du quotidien.

Les familles étaient visiblement heureuses de cette journée, et pour nous c’était un cadeau d’avoir pu partager avec tous ces gens pauvres, musulmans, chrétiens et hindous.

Printed from: http://www.taize.fr/fr_article5576.html - 26 February 2020
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