Hong-Kong 2018

Les méditations de frère Alois

Mercredi soir 8 août

C’est une grande joie pour nous les frères de nous retrouver ici à Hong-Kong, ensemble avec vous tous, pour cette nouvelle étape asiatique du pèlerinage de confiance sur la terre en Asie. Certains d’entre vous ont fait un long voyage pour arriver ici, de cinquante pays d’Asie et des autres continents.

Je voudrais dire ma joie avec ce verset de la Bible : « Voici le jour que fit le Seigneur, jour d’allégresse et jour de joie. » Oui, depuis longtemps nous attendons ce jour.

À Taizé nous sommes une petite communauté d’une centaine de frères venant de différentes Eglises qui s’engagent pour toute la vie à suivre le Christ ensemble. Depuis plusieurs mois, une équipe internationale de frères et de volontaires a préparé ce moment et nous y sommes : merci et bienvenue à tous !

Notre rencontre est un pèlerinage de confiance et de réconciliation. En Asie, il y a une grande tradition de pèlerinages. Mais qu’est-ce qu’un pèlerinage ? C’est une démarche pour aller au-delà de ce que nous connaissons déjà, pour s’approcher de Dieu et renouveler notre communion avec lui, c’est aussi une démarche pour s’approcher des autres et créer avec eux une relation de confiance.

Depuis plusieurs décennies, notre communauté de Taizé a de multiples liens d’amitié avec les chrétiens asiatiques de tant de pays.

Avec la Chine et Hong-Kong, des liens profonds nous unissent. En 1977, frère Roger, qui est à l’origine de notre communauté de Taizé, avait passé plusieurs semaines dans un quartier déshérité de Hong Kong. Avec quelques frères et quelques jeunes, il s’était installé dans une pauvre baraque sur pilotis, au milieu d’une population qui vivait isolée dans des jonques au bord de la Mer de Chine.

Cette longue visite l’avait marqué et il avait souhaité que des frères de la communauté la prolongent en restant plusieurs années à Honk Kong. Par la suite l’entrée dans la communauté d’un frère chinois de Hong Kong l’a réjoui et il l’a souvent encouragé à rendre toutes les visites possibles dans son pays d’origine.

L’Église en Chine vit souvent avec des moyens pauvres. Et pourtant, quel dynamisme de la foi parmi ces chrétiens ! Nous admirons leur persévérance et leur fidélité. Comme signe d’amitié et de reconnaissance envers les chrétiens de Chine, notre communauté a fait imprimer en 2009 un million de bibles et les a fait distribuer dans toutes les régions du pays.

Nous aimons recevoir à Taizé des jeunes chinois, pour quelques jours ou pour des séjours plus longs, au milieu des jeunes de tous les continents. Et chaque vendredi soir, avec les nombreux jeunes qui participent à notre prière quotidienne, nous prions pour les chrétiens de Chine.


À Hong-Kong, la rencontre a été préparée en étroite collaboration avec les Eglises et les communautés chrétiennes locales. Nous voudrions remercier les responsables chrétiens, les autorités civiles, les volontaires pour leur engagement.

L’hospitalité que nous recevons dans cette ville nous touche particulièrement. Ces jours, des familles, des personnes âgées, ouvrent la porte de leur maison pour vous accueillir chez eux. Quel beau signe de confiance !

Vous le savez, le programme de notre rencontre inclura diverses occasions de partage et d’échange. Nous allons aussi participer à la vie des Eglises locales. Chaque midi et chaque soir, nous allons nous retrouver ici pour un temps de prière commune tous ensemble. Je voudrais encore en dire un mot.

Une parole de Jésus nous aide à en comprendre le sens : « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Ainsi, lors de chaque prière commune, c’est le Christ qui nous rassemble et nous réunit au-delà de toutes nos différences.

Comme ce soir, nous allons ces jours chanter ensemble en diverses langues. Les paroles viennent de la Bible ou de croyants qui nous ont précédés. Par le chant, je crois que s’ouvre une porte intérieure, une relation personnelle avec Dieu, tandis que s’accroît la communion entre nous tous.

Lors de chaque prière commune nous allons aussi entendre et méditer quelques versets de la Parole de Dieu. Dans le silence, nous pourrons laisser cette parole descendre profondément en nos coeurs. Même en étant si nombreux, le silence permet d’être seul devant Dieu.

Il s’agit alors de nous tourner vers lui, non pas d’abord pour lui demander quelque chose, mais pour accomplir un geste d’ouverture, reconnaître sa présence qui nous dépasse et qui pourtant nous touche. C’est lui qui, avant de nous parler, nous accueille, sans condition, avec un respect infini pour notre liberté, c’est lui qui vient vers nous dans la prière.

S’il nous arrive d’avoir l’impression que Dieu ne répond pas à nos demandes, nous découvrons, au cours de longs silences où apparemment rien ne se passe, ou longtemps après, qu’il est à l’œuvre en nous. Par l’Esprit saint, il nous visite et nous éclaire.

Ces jours, nous allons nous retrouver ensemble pour prier, et pour nous préparer à être des porteurs de paix, de confiance, de réconciliation, là où nous vivons, là où Dieu nous a placés. Je vous souhaite à tous une belle rencontre à Hong-Kong.


Jeudi soir 9 août

Depuis hier, notre rencontre de Hong Kong est marquée par l’accueil et l’hospitalité de tant de personnes de bonne volonté. Dans une ville où le rythme de vie est si rapide, parfois effréné, où les gens sont tellement occupés, nous sommes touchés que ceux qui nous accueillent prennent le temps de bien nous recevoir et de partager leur vie avec nous, pour quelques jours.

Pour beaucoup de jeunes, en Asie et ailleurs, il y a une certaine pression sociale ou familiale, pour l’efficacité et le succès. Parfois dès leur plus jeune âge, des enfants ou des adolescents travaillent beaucoup et vivent sous la tension de la concurrence avec les autres.

Si une certaine exigence peut être positive dans toute formation humaine, veillons à ne pas oublier que l’essentiel n’est pas dans la quête du succès. Si la pression devient telle qu’il n’y a plus de place dans la vie pour la gratuité, pour le ressourcement, pour la contemplation, quel futur préparons-nous ?

Chez tant de jeunes adultes, un peu partout dans le monde, on observe aujourd’hui une frustration ou un découragement. En effet, après bien des années de scolarité et d’étude, il est malgré tout souvent difficile de trouver un bon travail et l’avenir personnel reste incertain.

Devant les grands défis de notre époque, il peut aussi y avoir un découragement. Les nouvelles du monde sont souvent difficiles. Dans beaucoup d’endroits, la guerre ou la violence semblent prendre le premier pas.

Hier soir, pendant la prière, nous avons entendu une parole forte du prophète Jérémie qui disait, bien des siècles avant le Christ : « Je sais les projets que j’ai formés à votre sujet, projets de paix et non de malheur : je vais vous donner un avenir et une espérance. » (Jérémie 29,11)

Cela me rappelle une rencontre forte que j’ai faite il y a quelques années, lors d’un séjour de trois semaines en Chine. Un des témoignages les plus forts que nous ayons entendu là-bas nous a été donné par un pasteur protestant âgé de 80 ans. Il a traversé une longue période, 27 ans, de souffrance et d’exil.

Quand je lui ai demandé comment il voyait l’avenir, il a répondu : « Je ne connais pas l’avenir, mais je connais Dieu. Il nous guidera pas à pas. »

Même dans les difficultés que nous connaissons dans le monde et devant la fragilité de nos existences, saurons-nous être attentifs aux signes d’espérance autour de nous ? J’aimerais en décrire brièvement quelques uns.

En Asie et dans de nombreux pays du monde, il me semble qu’une soif d’intériorité se manifeste et une attention à un au-delà renaît. C’est un signe d’espérance qui nous pousse à approfondir notre propre confiance en Dieu pour pouvoir la communiquer autour de nous.

Je vois aussi, dans les diverses civilisations asiatiques, un sens presque naturel de l’adoration. Quelle que soit leur religion, les gens y ont spontanément dans la prière une attitude de respect devant l’au-delà. Un sens de l’intériorité y est peut-être plus accessible qu’ailleurs, un respect devant le miracle de la vie, de la création, une attention au mystère.

Un autre signe d’espérance auquel je voudrais vous rendre attentif, c’est le sens d’un engagement pour les autres que nous voyons à l’oeuvre chez beaucoup de jeunes. Avec grande générosité, ils donnent leur temps pour les autres – les plus pauvres, les sans-abris, les réfugiés et exilés, au Japon pour les victimes du Tsunami…

Chaque été, à Taizé, de jeunes adultes de tous les continents viennent pour deux ou trois mois de volontariat. Certains restent pour un an avec nous. En les rencontrant, en échangeant avec eux, je vois combien nombreux sont ceux qui relient fortement la prière et la solidarité.

Enfin, dans la jeune génération, partout dans le monde, monte aussi une attention à l’environnement, à la sauvegarde de la création, au développement durable. C’est aussi une très bonne nouvelle pour l’avenir de cette merveilleuse planète sur laquelle nous vivons.

Demain matin, vous vous retrouverez à quelques uns, dans les mêmes groupes de partage que vous aviez ce matin. L’une des questions sur lesquelles vous réfléchirez vous permettra d’approfondir ce lien entre prière et solidarité : « en avançant à la suite du Christ, quelles blessures du monde actuel pouvons-nous contribuer à guérir par le remède de la compassion ? »

A partir du texte de l’appel de Matthieu par Jésus, il y aura encore cette interrogation qui est très personnelle : « comment est-ce que j’accueille la confiance que Jésus place en moi ? » Ce sera une belle opportunité de partager avec d’autres sur cette question de l’engagement.

Puissent ces jours à Hong-Kong nous donner une attention aigüe aux souffrances de ceux qui nous entourent et aux grands défis du monde d’aujourd’hui, mais aussi que cette rencontre nous enracine dans l’espérance que Dieu nous accompagne et qu’il nous ouvre un chemin et un avenir.


Vendredi soir 10 août

Hier soir, j’ai décrit un certain nombre de difficultés auxquelles nous faisons face aujourd’hui et aussi plusieurs raisons d’espérer. J’aimerais maintenant vous dire quelques mots du rôle spécifique que les chrétiens pourraient jouer devant ces signes des temps.

Le premier apport des chrétiens peut être une attention accrue au monde qui nous entoure. Nous pouvons lire dans l’Evangile combien Jésus lui-même était constamment en interaction, en dialogue. Comme ses disciples, il nous invite à porter un regard attentif à ceux qui nous entourent, en particulier ceux qui souffrent.

Que la pauvreté soit matérielle, spirituelle ou psychologique, être solidaire devrait toujours signifier, en tout premier lieu, respecter la dignité humaine de l’autre. Cela implique un partage qui est réciproque : découvrir que, en apportant une aide, c’est souvent nous qui recevons.

Cette réciprocité me semble centrale pour vivre la solidarité, et tout l’Évangile nous y rend attentifs. Nous avons besoin les uns des autres, ceux qui paraissent forts et ceux qui paraissent faibles, pour devenir plus humains. Dans cette réciprocité la paix intérieure et la joie de vivre peuvent se renouveler.

Quand je dis cela, je pense par exemple à quelques-uns de mes frères qui vivent au Bangladesh. Depuis près de quarante ans, ils partagent l’existence des plus pauvres et des plus abandonnés. Ils animent aussi des pèlerinages avec des jeunes qui ont un handicap et qui rassemblent des croyants de diverses religions.

L’un de mes frères vivant au Bangladesh m’a écrit un jour : « Nous découvrons que ceux qui sont rejetés par la société à cause de leur faiblesse sont une présence de Dieu. (…) Si nous les accueillons, ils nous conduisent progressivement hors d’un monde de compétition vers un monde de communion des coeurs. »
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Un autre apport des chrétiens pourrait être de faire grandir la conscience que nous appartenons tous à la même famille humaine. Des conflits – entre personnes ou entre peuples, entre croyants de différentes religions et même entre chrétiens – peuvent infliger des blessures qui peinent à guérir pendant longtemps. Il est vrai qu’il y a la peur de l’autre, de l’étranger, et nous la connaissons tous. Pourtant nous ne trouvons pas une solution à cette peur en nous isolant derrière des murs, mais seulement en cherchant la rencontre avec l’inconnu.

Tout au long de sa vie, Jésus n’a pas craint d’entrer en dialogue avec des gens très différents de lui. Comment adopter à notre tour cette attitude de profonde ouverture que nous voyons à l’œuvre dans la vie de Jésus ? C’est d’abord, je crois, par une vie intérieure épanouie que nous pouvons recevoir sans peur la différence de l’autre, son altérité, dans une confiance bienveillante.

Faire grandir la fraternité et l’amitié implique de respecter l’autre dans sa différence. Cela est vrai aussi pour le dialogue interreligieux. Il comporte aussi, sans doute, un élément de douleur, car le trésor de ma foi ne peut pas être entièrement reçu et partagé par l’autre. Ce qui est pour moi la source d’une joie profonde peut même lui rester inaccessible. Même avec ces mystérieuses limites, nous sommes toujours appelés à aimer et respecter l’autre tel qu’il est.

Il y a quelques semaines, nous avons accueilli à Taizé un groupe d’une trentaine de moines et moniales bouddhistes de la Corée. Leur tradition religieuse a développé une sagesse qui force l’admiration. Pratiquer la compassion, consentir à la vie, refuser le mal : ce sont des valeurs que nous partageons avec eux.

C’était une très belle visite qui nous a permis de faire une fois de plus cette expérience : tout en étant très différents, nous avons tant à recevoir les uns des autres. Lorsque l’on est bien enracinés dans notre propre foi, il n’y a rien à craindre d’un dialogue interreligieux authentique.


Ce soir, comme hier, la prière va continuer longtemps, nous allons prier autour de la croix. C’est une prière que nous faisons chaque vendredi à Taizé. Nous allons mettre la croix au sol et chacun pourra venir poser son front sur le bois de la croix.

Cette prière du vendredi soir nous permet de porter dans notre prière tous ceux qui traversent une épreuve dans leur existence : ceux qui souffrent dans leur âme ou dans leur corps, ceux qui ont dû quitter leur pays, les victimes des injustices de toutes sortes, ceux qui connaissent la solitude.

Priant ainsi, nous exprimons que nous confions au Christ tout ce qui est trop lourd pour nous. Il est important de savoir que nous pouvons confier ces fardeaux au Christ et qu’il les porte avec nous. Il nous dit dans l’Évangile : « Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau et je vous soulagerai. »

Par sa vie, sa mort et sa résurrection, le Christ a ouvert pour chacun et chacune d’entre nous un chemin de vie. Ce soir, nous pouvons prier tout particulièrement pour nos familles et nos proches, pour ceux qui connaissent une épreuve. Et nous prions aussi pour nos pays respectifs. Que l’Esprit Saint consolateur soit une présence d’espérance.


Samedi soir 11 août

Ce soir, notre pèlerinage de confiance sur la terre à Hong-Kong approche de son terme. De nouveau, je voudrais dire notre gratitude aux personnes qui nous ont accueillies ici, aux responsables des Eglises et des autorités civiles, aux volontaires qui ont préparé cette rencontre. À tous, merci de tout coeur !

Sur cet immense continent asiatique, les chrétiens sont – dans la plupart des pays – une minorité parmi d’autres traditions religieuses. La parole du Christ à ses disciples « vous êtes le sel de la terre » prend alors tout son sens.

Le continent asiatique est riche de sa diversité, par ses traditions religieuses plurimillénaires, par la richesse de ses cultures aussi. Il est bon de nous rappeler, nous chrétiens, que l’Evangile est là non pas pour abolir cet héritage mais pour l’accomplir. Comment est-ce possible ?

L’Evangile est pour nous source de liberté. Il nous donne de surmonter les barrières, il nous encourage à aller de l’avant. En ce sens, les jeunes chrétiens asiatiques ont une grande contribution à apporter à l’Eglise universelle.

À vous tous qui cherchez à vivre votre foi ici ou ailleurs en Asie, je voudrais souligner quelques uns de ces grands dons que vous pouvez transmettre : la fraîcheur de la foi, la valeur du dialogue entre différentes cultures et religions, la simplicité d’une présence d’Eglise au service des plus pauvres.

Nous voyons, dans plusieurs lieux du monde, combien certains oeuvrent très concrètement à la paix et à la réconciliation. Est-ce que les chrétiens pourraient tous s’interroger : comment devenir nous aussi des artisans de paix, au proche et au loin, en solidarité avec nos pays respectifs ?

À Taizé, nous suivons avec beaucoup d’attention les récentes nouvelles qui nous viennent de la Corée. Quelques uns de nos frères vivent depuis plus de trente ans à Séoul. Avec notre frère Han-Yol, qui vient de la Corée, ils comprennent de l’intérieur l’aspiration du peuple coréen à la paix et la réconciliation. Puisse le processus de rapprochement entre les responsables du sud et du nord continuer ces prochains mois !

Alors que nous reprenons le chemin de nos lieux de vie habituels, il y a d’autres intentions de prière que tous nous pourrions emporter avec nous. Chaque vendredi à Taizé, nous prions pour le peuple chinois et pour les chrétiens dans ce grand pays – nous continuerons à le faire ces prochains mois.

Portons dans notre prière personnelle des intentions très concrètes ! Cela nous aidera à enraciner notre relation à Dieu dans le quotidien de nos vies.


Au terme de ces journées à Hong-Kong, interrogeons-nous chacun personnellement : où est-ce que Dieu m’attend, de retour chez moi ? La foi est un don qui continuellement s’approfondit, par la prière personnelle, par la lecture de la Bible et le partage, par des temps forts de pèlerinage ou de retraite.

Sans doute est-ce la meilleure manière d’enraciner davantage notre vie dans la joie du Christ Ressuscité, d’en témoigner autour de soi, avec audace et humilité, et de s’engager dans l’Eglise et pour les autres.

Pour ouvrir ces chemins de paix et de confiance, les chrétiens ont un don spécifique. La communion de l’Église, le profond amour qui peut unir ceux qui suivent le Christ – voici un ferment unique de paix dans la famille humaine.

C’est la communion entre nous, les chrétiens de différentes confessions, qui donne une crédibilité à l’Évangile. Dans un monde où la violence semble parfois prendre le dessus, nous pouvons donner par notre communion un signe qui rayonne jusque dans les situations les plus difficiles.

Je voudrais insister à la fin de notre rencontre sur l’importance de l’unité entre chrétiens, à l’intérieur de nos différentes Eglises et entre nos Eglises. Nous avons fait pendant ces jours une belle expérience d’unité. Mais cette unité ne va jamais de soi. Toujours nous devons recommencer à vivre du pardon mutuel.

Quand nous nous tournons ensemble vers le Christ, quand nous nous mettons aussi souvent que possible « sous un même toit », lui déjà nous unit. Humblement, dans la prière, nous apprenons sans cesse à appartenir les uns aux autres.

Plus que jamais nous avons aujourd’hui les possibilités de vivre une communion, au-delà des frontières des peuples, des cultures, des générations. Et par cette communion, nous découvrons que nous ne sommes plus jamais seuls.

Je voudrais vous dire ce soir ce message d’espérance : avec votre foi et vos doutes, vos aspirations et vos questionnements, vous n’êtes pas seuls. Dans le monde entier, des jeunes partagent ce cheminement dans la foi. Ensemble nous sommes réunis dans cette grande communion de l’Eglise.

Ainsi, incorporés dans la grande famille humaine, nous contribuons à préparer un avenir de paix sur la terre. Dieu nous donne son souffle, son Esprit, pour que nous soyons par notre vie des témoins de paix.

Printed from: http://www.taize.fr/fr_article24534.html - 16 December 2019
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