Allemagne, mars 2012

Une visite à Cologne

Début mars, après avoir rendu visite, avec des frères et des jeunes, au Conseil œcuménique des Eglises à Genève et avant de se rendre à Rome, frère Alois s’est arrêté avec deux autres frères à Cologne. Des frères avaient déjà prié dans l’église de Ste Agnès pendant les JMJ 2005 et pendant le "Kirchentag" (rencontre de l’église protestante d’Allemagne) l’année d’après. Chaque année de nombreux jeunes de Cologne et des environs se rendent à Taizé et à la rencontre européenne. Ainsi la visite était un beau signe de communion.

Avec l’expérience des prières régulières à Ste Agnès et de la prière plus grande qui a lieu chaque année - qu’on appelle "nuit de lumière" - et avec le soutien de beaucoup de jeunes très engagés, l’église était très bien préparée et bien remplie pour la prière.


On peut revoir en ligne la prière [http://www.domradio.tv/videothek/7993] ainsi que la rencontre avec frère Alois [http://www.domradio.tv/videothek/7994] qui l’a précédée.

A la fin de la prière frère Alois a parlé du sens à donner au Carême :

Le Carême n’est pas d’abord un temps pour la tristesse et l’austérité. Un théologien orthodoxe écrivait que le Carême ne nous appelle pas à suivre extérieurement des prescriptions, mais à laisser adoucir notre cœur : refuser que quelque chose de notre cœur se durcisse dans la tristesse, dans l’amertume, dans des regrets…
Le Carême est un temps pour devenir plus conscients de l’amour de Dieu et pour nous réjouir de son pardon. Nous l’avons lu dans la lettre de Saint Jean : c’est l’amour de Dieu qui nous pousse à aimer nos frères et à exprimer cet amour par des actes de solidarité.


Frère Alois a terminé avec les paroles suivantes :

L’Évangile nous demande un retournement radical de l’image que nous avons de Dieu : reconnaître que Dieu se fait vulnérable, c’est-à-dire qu’il a besoin, lui, d’être aimé. Son amour pour nous contient la question : « Et toi, m’aimes-tu ? »
Tous nous pouvons exprimer notre amour pour Dieu, peut-être pas avec des sentiments élevés ou des pensées extraordinaires. Mais nous pouvons faire silence et simplement lui dire : « Tu sais que je t’aime, tu sais que je voudrais vivre de la confiance en ta présence ».
Solidarité entre les humains et confiance en Dieu : ces deux valeurs que j’ai voulu souligner ce soir sont si importantes que vous pourriez les emmener avec vous. Ce serait bon que tous nous les creusions davantage pendant les semaines qui viennent. Ne pourraient-elles pas, pour certains, constituer comme un vrai projet de vie ?

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