Inde

Visites en octobre 2011

Au mois d’octobre, deux frères se sont retrouvés à Kolkata pour une série de visites et de prières dans différentes parties de l’Inde. L’un d’eux avait effectué auparavant des visites en Australie et en Indonésie. L’autre venait du Bangladesh où il vit avec quelques frères de Taizé.
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Kolkata

Quelle joie de commencer les visites par une prière dans « Mother House », la maison mère des Missionnaires de la Charité ! Ce merveilleux moment passé ensemble était aussi l’occasion de rappeler la première visite de frère Roger en Inde, il y a 35 ans, à l’invitation de Mère Teresa. Nous étions nombreux : des jeunes, des amis de Ankur Kala, une ONG qui travaille parmi les femmes opprimées et les enfants à Calcutta, et des bénévoles qui travaillent avec les sœurs de Mère Teresa. Certains étaient venus spécialement pour prier sur la tombe de Mère Teresa. Ce fut un moment de paix, plein de reconnaissance pour le témoignage des sœurs.

À Kolkata, il y eut aussi une prière à la maison des sœurs à Anjali Bhavan, une autre au Bishop’s College (de l’Église de l’Inde du Nord) préparée par deux jeunes qui venait de rentrer d’un séjour de trois mois à Taizé.

Nagpur

À Nagpur, nous avons pu visiter les différentes commissions de jeunesse avec lesquelles nous travaillons ainsi que le Conseil des Églises. Il est important de maintenir ces liens : ces personnes préparent les jeunes qui viennent pour de longs séjours à Taizé. Nous avons été très bien accueillis dès le début. Il est évident que tous ont une grande confiance dans ce que nous faisons.

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Nous sommes allés à Yuvagram, un village près de Nagpur où nous avons animé une retraite de deux jours. Deux prêtres et plusieurs jeunes de l’ICYM (Mouvement de la jeunesse catholique indienne) étaient venus spécialement de New Delhi et d’ailleurs. Nous étions impressionnés de voir à quel point les participants étaient motivés. Ces deux journées ont permis de comprendre ce qu’ils attendent. Deux de ces jeunes vont venir prochainement à Taizé. Parmi ceux qui étaient venus, il y avait Ravi qui a passé trois mois à Taizé en 2007. Il a expliqué à tous combien son séjour à Taizé avait transformé sa vie. Il est aujourd’hui président national de l’ICYM. Le dernier soir, nous avions une prière dans l’église paroissiale. C’était un moment très simple où tous ont pu exprimer leur bonheur et leur reconnaissance. Beaucoup d’enfants sont venus, ils chantaient des bajans en hindi et se sont rassemblés tout devant pour la prière autour de la croix.

Près de Nagpur, nous avons visité un séminaire orthodoxe. C’était magnifique de rencontrer trois séminaristes qui ont passé trois mois à Taizé. De nouveau nous avons rencontré là une grande confiance. C’était bon de pouvoir rencontrer tous les séminaristes. Près du séminaire il y a une maison pour enfants handicapés physiques. Le séminaire s’en occupe et les séminaristes y travaillent. Cet engagement très concret s’inscrit dans le cadre de leur formation.

Mumbai

Notre court séjour à Mumbai nous a permis de rencontrer plusieurs prêtres chargés de la pastorale des jeunes dans les différentes paroisses. À Vasai, nous avons rencontré l’archevêque Felix Machado qui nous a invités à conduire une réflexion d’une matinée avec une quarantaine de jeunes prêtres. Ils étaient très intéressés et désireux de partager ! Et une fois de plus nous avons rencontré des jeunes qui avaient séjourné à Taizé.

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Kerala

Au Kerala nous avons été chaleureusement accueillis par les Salésiens. Toute la paroisse ainsi que des personnes venues pour l’occasion ont participé à une veillée de prière. Une retraite a rassemblé un certain nombre de personnes très motivées. Comme toujours lors de nos rencontres, les participants appartiennent à différents milieux, ici à différentes organisations de jeunesse : « Jesus Youth », les étudiants orthodoxes, l’ICYM. À la fin de la retraite, nous sommes allés au séminaire catholique d’Alwaye. Les 157 séminaristes ont participé ! C’était un beau moment de prière.

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Shillong : unis dans la foi par-delà les frontières

Octobre 2010

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Tous les trois ans il y a en Inde un congrès national de la jeunesse organisé par le bureau de la jeunesse catholique indienne. Le huitième congrès a eu lieu en octobre 2010. Depuis les débuts, des frères de la Communauté y ont été invités, un très beau signe du lien avec tant de jeunes Indiens venus à Taizé ou d’autres, qui prient dans leur paroisse avec des chants de Taizé. Cette rencontre se tenait dans la capitale de l’État du Meghalaya, Shillong, au nord-est de l’Inde, à une altitude de près de 2000 mètres. En s’élevant doucement, on traverse ce pays vert, des plantations de thé et des champs de riz, puis d’épaisses forêts bordant la route, où des éléphants tirent des troncs d’arbres.

En arrivant à Shillong, on sent une fraîcheur agréable, une atmosphère toute différente de celle des cités chaudes de l’intérieur de l’Inde. Des jeunes de tous les coins du pays se sont mis en route, beaucoup ont voyagé pendant des jours en train, et pour la dernière partie en autocar. Dès la célébration d’ouverture, la joie était visible dans les vêtements traditionnels, sensible dans la belle diversité des jeunes, dans les langues si diverses des différentes parties du pays, les différentes traditions chrétiennes. Des chrétiens du sud de l’Inde se réfèrent à l’apôtre Thomas et célèbrent avec d’anciens rites de l’Église. Tous étaient reconnaissants de l’hospitalité chaleureuse. Ici dans le Meghalaya, beaucoup appartiennent aux anciens groupes ethniques (tribaux), pour la plupart chrétiens. Ils se sont préparés pendant des mois pour accueillir les deux mille participants de tout le pays. Des danses et des chants des différentes régions faisaient tomber les barrières et on sentait une communion qui franchissait les frontières.

Les rencontres quotidiennes avaient lieu dans une halle construite à cet effet. « Live the word, liberate the world » était le thème des introductions, des discussions en petits groupes et des carrefours. Les frères avaient été invités à animer deux carrefours et les prières communes quotidiennes. Pour beaucoup, les chants de Taizé étaient connus, et les bahjans, ces chants répétitifs traditionnels indiens, se prêtaient aussi bien à la prière. Les textes bibliques étaient lus dans différentes langues du pays, à commencer par le mayalalam, qui est commun au Kerala dans le sud du pays, jusqu’au khasi, la langue de ceux de Shillong et alentour. Pour la prière du samedi soir, des jeunes des environs se sont joints aux autres et la halle était remplie jusqu’à la dernière place. Des jeunes Khasis avaient formé un chœur. Le chant a une longue tradition dans cette tribu qui vit sous le matriarcat. Animée par des voix merveilleuses, la prière était d’une grande beauté : jusque tard dans la nuit, on continuait à chanter, et des jeunes venaient vers la croix pour prier, comme le vendredi soir à Taizé.

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Pour la célébration finale, le dimanche matin, des chrétiens de toute la région se sont rassemblés pour célébrer ensemble avec les jeunes. Il y avait bel et bien autour de 100 000 personnes qui remplissaient les places et les rues adjacentes, vers lesquelles la célébration eucharistique était retransmise. Tous sont repartis chez eux avec un courage renouvelé, fortifiés par ces moments de prière, de vie commune, de foi partagée. Et certains étaient de nouveau en route pour plusieurs jours vers les différentes parties du pays pour transmettre ensuite ce qu’ils avaient vécu à Shillong dans leur vie quotidienne et leurs groupes de jeunes. Dans une grande diversité, avec beaucoup de différences, mais pourtant unis dans la foi par-delà les frontières.

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